Blast - Grasse carcasse

Publié le par La fée Paradis

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Manu Larcenet (Scénario, Dessin, Couleur)
Dargaud, novembre 2009



Quatrième de couverture


Je pèse lourd. Des tonnes. Alliage écrasant e lard et d'espoirs défaits, je bute sur chaque pierre du chemin. Je tombe et me relève, et tombe encore. Je pèse lourd, ancré au sol, écrasé de psanteur. Atlas aberrant, je traîne le monde derrière moi. Je pèse lourd. Pire qu'un cheval de trait. Pire qu'un char d'assaut.

Je pèse lourd et pourtant, parfois, je vole.


Résumé


Un homme est en garde à vue et deux flics le cuisinent. En douceur, sinon il risque de se verrouiller. L’homme s’appelle Polza Mancini, il a 38 ans, il est obèse et, avant de tout quitter pour tailler la route en direction de l’île de Pâques, il était écrivain.

Maintenant, il est en garde à vue parce qu’il a fait quelque chose à Carole Oudinot, quelque chose de grave. Les flics sont là pour essayer de comprendre, et Polza se raconte, tranquillement. Tout a commencé le jour où il a vu son père mourant. C’est là qu’est arrivé le premier blast…

Techniquement, le blast est l’effet que provoque une explosion sur l’organisme. Son blast à lui, c’était dans la tête, et ça l’a « modifié ». Explication que les flics, plutôt portés sur la rigueur des faits, ont du mal à gober : « Rhololo ! Les conneries… » S’ensuit un huis clos fascinant, d’où l’on s’évade au gré des souvenirs de Polza.



Que dire de plus ?



C'est le père Noël qui m'a ammené cette BD. D'habitude je n'en ai pas d'aussi récente ! Petit pied de nez à ma crainte obsessionnelle de redevenir "grosse" (qui ne m'empêche pas de m goinfrer de chocolat)?

Comme les flics qui interrogent Polza, j'ai du mal avec le fantastiqe et le paranormal. Du coup, j'ai interprété ce premier tome comme une auto-narration de la psychose. Ce type inspire la pitié et la compassion (obèse et orphelin très jeune). Mais il faut se méfier : il a abandonn son père, sa femme, (en  n'oubliant pas de vider les comptes), causé la mort de son frère en conduisant bourré et apparament il a fait beaucoup de mal à une femme ... Cause de cet interrogatoire ... On ne sait pas quoi mais ça a l'air terrible !

Comme tout ce qui touche à la folie, ce récit nous dérange. On reconnait le trait de Manu Larcenet: Polza a le même nez que certains personnages du Combat Ordinaire et le dessin de la forêt ne trompe pas. Le Combat Ordinaire évoquait le dépression et la difficulté pour passer le cap aprs un traumatisme (guerre d'Algérie). Avec Blast, il me semble que Manu Larcenet est passé à l'étape supérieure.

Voici la bande annonce. Elle est un peu longue mais a le mérite de présenter les dessins.






Comme les BD sont des cadeaux empoisonnés il ne reste plus qu'à attendre le deuxième tome pour savoir ce que ce gros monsieur a fait de mal et ce qu'il en est à propos du blast !



Publié dans BD

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