Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 08:00

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Premier film vu en DVD dans notre nouveau salon télé peu après l'enménagement, c'était une agréable surprise. L'alchimie entre fantastique et quotidien difficile et dur (fin de la seconde guerre mondiale, l'armée franquiste traque les maquisards républicains avec les méthodes qu'on lui connait) fonctionne plutôt bien.

 

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Sergi Lopez interprète très bien son personnage de militaire franquiste dur, violent et sans coeur (le capitaine Vidal) dans un huis clos effrayant dès le début. La petite Ophelia, sa belle-fille passionnée de lecture, trouve refuge dans un monde peuplé de créature fantastique où elle est une princesse. Le fantastique prend le pas sur la réalité. 

 

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C'est un film inhabituel pour moi. Dans un univers à la fois effrayant et poétique (la forêt), les atrocités militaires prennent une dimension particulière, encore plus violente et fantasmagorique. Je n'en dit pas plus concernant le scénario si ce n'est qu'il réserve des surprises, pas forcément bonnes d'un point de vue hollywoodien.

 

On a vu le film en DVD et en VF, j'aurais préféré le voir sur grand écran et en VO. Donc si vous avez l'occasion, n'hésitez pas !

Par La fée Paradis - Publié dans : Ciné - Communauté : Webzine cinéma
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Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 11:30

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Pierre Bourdieu, le Monde Diplo, Serge Halimi et Pierre Carles ont animé mes années étudiantes bordelaises (après, j'ai faibli mais le coeur y est toujours) et c'est avec grand plaisir que je me suis souvenue du petit essai lu il y a une dizaine d'années (d'ailleurs, avec tous ces déménagements, je ne sais pas où il est).


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Sans surprise, j'ai adoré ce film. Le scénario est léger et les commentaires plutôt drôles pour aborder un thème qui ne l'est pas : la confiscation du pouvoir démocratique par une oligarchie capitaliste, politique et médiatique. Les illustrations sont foisons avec mention spéciale pour Elkabach, Duhamel, Minc et Field et pour leur boss Lagardère.

 

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Frédéric Lordon (qui n'est régulièrement invité en tant qu'expert que par Daniel Mermet) et un représentant d'Acrimed (association Action - Critique - Médias), entre autres, expliquent le processus de cooptation des élites médiatiques et politiques par le pouvoir industriel et financier. La "fabrique du consentement" chère à Noam Chomsky est en marche et il est très difficile de sortir ensuite du "bac à sable" dont les limites ne sont pas (et ne doivent pas être) remises en cause par l'oligarchie (mondialisation libérale, construction européenne sur ce modèle libéral, réforme de l'Etat social qui coûte trop cher, ...).

 

C'est un film de plus qui traite de ce sujet complexe mais c'est toujours une piqure de rappel qui ne fait pas de mal.

 

Par La fée Paradis - Publié dans : Ciné - Communauté : LA DERNIERE SEANCE
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Vendredi 20 janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 09:40

le gout du riz au thé vert  

C'est la nouvelle animation du Méliès que je viens de découvrir en levant un peu la tête du guidon, les bobines du jeudi : un vieux films précédé d'une petite contextualisation, deux jeudi par mois. Ce n'est pas mon très regreté cours d'histoire du cinéma mais c'est toujours ça.

 

A cette occasion, il y avait une dégustation de riz au thé vert" (comme il était tard et que j'étais toute seule, je n'en ai pas profité, il y aura d'autres occasions de se ratrapper à l'Amateur de Thés).

 

Sinon, le film est vraiment vraiment très bien : scénario, acteurs, humour fin et comique de situation, atmosphères, thèmes, ... "Délicieux", comme a dit le Méliès, est vraiment le terme adequat. 

 

C'est un film de 1952, fin de la guerre (occupation américaine au japon) et début des 30 glorieuses, soit une relation à l'entreprise particulière, mais aussi vision de la vie et de la famille à l'ancienne, notamment en matière de couple et de place de la femme. On parle de mariage arrangé, de femmes qui doivent mentir à leurs maris pour sortir voir les copines, et personne ne songe à ne tout simplement pas se marier.

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On découvre une série de personnages qui doivent être caractéristiques du Tokyo de l'époque : un homme d'affaire ou ingénieur produit de la méritocratie mais resté paysan dans son coeur, des petites bourgeoises un peu futiles, un jeune diplômé socialement prometteur, un ancien soldat reconverti dans l'exploitation d'un pachinko, une jeune fille libérée, une domestique, une famille de propriétaires terriens rentiers.


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La question du mariage est centrale et je ne vous en dit pas plus quant à l'enchainement des péripéties. Mais finalement, les relations humaines à Tokyo dans les années 50 fonctionnent sur les mêmes ressorts que celles que je constate aux quotidien.

 

Apparemment, dans 15 jours, les bobines du jeudi présenteront à nouveau un film d'Ozu. C'est une très bonne idée ! 

 

 

 

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Par La fée Paradis - Publié dans : Ciné - Communauté : LA DERNIERE SEANCE
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Lundi 16 janvier 2012 1 16 /01 /Jan /2012 00:00

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C'est bizarre de voir Leonardo Di Caprio à la place de Matt Damon dans un film de Clint Eastwood dont le thème semblerait plus adapté à Martin Scocese avec Di Caprio dans le rôle prncipal. Vous me suivez ? 


En tout cas, Di Caprio est vraiment impressionnant : entre performance physique et super maquillage il passe allègrement à travers tous les âges de Hoover, de 20 à 75 ans. Il est accompagné par d'autres bons acteurs et le scénario est bien ficelé. Autour des flash backs on assiste à un double vieillissement, celui des souvenirs (1924 -1968 environ) et celui du moment (environ 1968-1972). Au début cela m'a semblé difficile à suivre, d'autant qu'on rentre directement dans le vif du sujet, puis je suis rentrée dans le jeu et j'ai été conquise.


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Hoover n'apparait pas ici comme un héros, au contraire. Il est souvent ridiculisé. Mais le réalisateur laisse place à des scènes touchantes qui éclairent sa personnalité (complexe et pathétique) sous un autre jour, notamment dans les relations avec sa mère, son bras droit (amant ?) et même sa secrétaire qui lui restera fidèle durant toute sa carrière au FBI.


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Les évènements historiques et politiques s'enchainent, les Présidents des Etats-Unis changent (huit durant le mandat de Hoover!), les menacent évoluent, Hoover s'adapte et a les moyens de ses ambitions (chantage notamment) jusqu'à son déclin. A la fin, le vieil homme semble complètement à côté de la plaque, il est temps pour lui de laisser la place et ça lui est difficile. Un clin d'oeil que s'auto adresse Clint Eastwood ?

 

C'est un film finalement très sensible et sentimental, plein d'émotions, de finesse et même de délicatesse, bien construit et très bien interprété.

 

Ma note : 3,75 / 5

 


Par La fée Paradis - Publié dans : Ciné - Communauté : Webzine cinéma
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Dimanche 15 janvier 2012 7 15 /01 /Jan /2012 09:10

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Les thèmes de la crise, du surendettement, du processus de précarisation, de l'éclatement familial et des difficultés sociales qui en découlent ne sont pas encore complètement éculés, mais il s'en faut de peu. 

Je n'aime pas beaucoup Guillaume Canet, ni acteur, ni réalisateur, et je n'attendais pas grand chose de ce film, si ce n'est de passer une soirée au ciné pendant un déménagement et c'est la programmation du Méliès qui a choisi. Pas de grosse déception du coup.

Guillaume Canet et Leïla Bekhti sont aussi crédibles en victimes du capitalisme que Pépé et moi en scientifiques livrés à eux-mêmes en expé au pôle sud. Non pas qu'ils interprètent mal ces personnages mais je pense que le choix d'acteurs plus anonymes auraient été plus pertinent.

Le scénario semble cousu de fil blanc mais ménage toutefois quelques surprises dans la course au pire, je ne vous en dit pas plus. Quelques longueurs rendent parfois le film ennuyeux mais finalement je suis rentrée dedans grâce à la description de phénomènes sociaux plutôt rares au cinéma (vendeur de sommeil véreux et logements miteux, manque de moyen des assistantes sociales et des services publics en général).

Ce n'est pas un divertissement qui permet de s'évader, ni une révolution esthétique, le jeu d'acteur n'est pas génialissime, mais finalement, ce n'est pas un navet.

 

Ma note (pour le palmarès 2010) : 3,25/5

Par La fée Paradis - Publié dans : Ciné - Communauté : LA DERNIERE SEANCE
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