Les chaussons rouges, de Michael Powell et Emeric Pressburger

Publié le par La fée Paradis

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Nouvelle Bobine du jeudi au  Méliès ( Alice, de Jan Svankmajer (1988) ) avec un film dont j'avais vu un extrait à l'occasion du cours sur le cinéma anglais ( Le cinéma anglais, de l'après-guerre au Free Cinema (1945-1968) / Le Prix d'un Homme (1963) ). J'ai même réussi à convaincre Pépé de m'accompagner.

 

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Voici la présentation faite par le Méliès :

"Un brillant compositeur et une jeune danseuse sont engagés dans une troupe. Le directeur qui vient de créer un ballet dont cette dernière est la vedette craint que leur idylle ne soit un obstacle. La pression monte. Les deux co-réalisateurs ont construit un film qui restera dans l’histoire du cinéma comme un modèle d’indépendance artistique et d’effronterie créative. Audacieux et novateur, violent et surtout diaboliquement beau, Les Chaussons Rouges fait partie de ces films rares dont chaque image, chaque pas de danse, chaque note de musique, n'ont pas fini de nous hanter. Un chef d'oeuvre à découvrir ou à (re) découvrir d'urgence dans une version restaurée de toute beauté."

 

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On voit tout de suite ce qui a inspiré Black Swan, de Darren Aronofsky . Ce dernier est noir, blanc et rouge tandis que la version technicolor restaurée des Chaussons rouges laisse voir de très belles couleurs vives. Le rouge (sang et passion) occupait déjà une place essentielle.

 

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Ce film interroge la place de l'art et des sacrifices qu'il faut (ou non) faire en son nom, pour le vivre. On se doute qu'il n'y a pas de fin joyeuse et qu'ils n'eurent pas beaucoup d'enfants en vivant heureux et longtemps. Le scénario n'est pas compliqué et même plutôt simple. L'enjeu n'est pas là.

 

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De nombreux thèmes sont abordés : la passion, la folie, le talent, l'amour, le travail, la danse, la musique, le spectacle, la joie, le bonheur, le malheur absolu ... C'est cette complexité, ajoutée à la féerie des images, au talent des danseurs et musiciens et au jeu des très bons acteurs qui fait l'intérêt du film. La mise en scène proche et lointaine permet de ressentir les images et les movements.

 

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La musique est elle aussi essentielle, le ton des ballets accompagne les émotions et sentiments des protagonistes tout au long de l'intrigue.

 

Je suis sortie abasourdie mais ravie après cette séance. Dommage que la présentation ait eu lieu après la projection : trop tard et trop d'émotions pour enregistrer des informations, aussi intéressantes et importantes fussent-elles.

Publié dans Ciné

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