"Out of sight" d'Ellen Kooi / "Mirabilia" d'Olivia Gay au Château d'Eau

Publié le par La fée Paradis

 

Première salle : Out of sight d'Ellen Kooi

Grande rétrospective de la photographe néerlandaise

 

Out of sight 1

 

 

Présentation de l'expo : Les photographies d’Ellen Kooi sont un peu Lewis Caroll, les frères Grimm ou J. M. Barrie au pays des polders. En effet la jeune photographe néerlandaise met en scène des personnages en situations irréelles dans ces paysages singuliers tendus entre ciel, terre et mer. Les images qu’elle produit nous renvoient immanquablement à cet univers du conte : elle mêle avec subtilité le merveilleux et la peur. Car si au premier abord on croit voir de jolies saynettes, en y regardant d’un peu plus près, on découvre très rapidement toutes sortes de tensions et de regards effrayés, des personnages souvent nombreux mais qui semblent être des copies les uns des autres et qui surtout n’ont aucun contact entre eux. Ses photos sont un peu à l’image de ces terres hollandaises qui sous une calme apparence débordent de tensions et où les éléments se heurtent.

 

 

Out of sight 2

 

 

 

Deuxième salle : Mirabilia d'Olivia Gay

 

 

 

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Présentation de l'expo : Olivia Gay photographie très spontanément, sans freiner ses envies, ses désirs d’images, avec des gestes naturels et un regard authentique. Articulé en séries, l’ensemble de son travail s’attache plus précisément à la posture et à la gestuelle des femmes dans leur environnement social ou professionnel. Elle ne cherche pas à faire une photographie pour «rapporter» des informations qui permettent d’analyser ou de faire un diagnostic sur l’état du monde moderne, telle une photographie journalistique, mais davantage à construire un univers autour de la représentation de ses contemporaines dans ce monde moderne, mais avec plus de poésie.

Trouvant ses premières inspirations dans la peinture italienne et la peinture religieuse, sa photographie s’est aussi nourrie de l’apport d’artistes américains comme De Kooning ou Pollock. Ainsi avec une importante attention à la lumière et à la couleur elles composent un portrait de la femme dans la société d’aujourd’hui.
Le Château d’Eau a invité Olivia Gay pour une résidence d’artiste dans les quartiers du Mirail en 2010. Accueillie dans différentes structures et associations, elle a rencontré des femmes qui ont accepté de poser pour elle. Mères de famille, étudiantes, employées d’établissements sociaux ... lui firent don de la manière qu’elles apparaissent au quotidien dans l’espace public.

C’est pourquoi si chacune de ces images reflètent la singularité du modèle, avec ses traits de visage, sa façon de se tenir face à l’objectif, sa manière de se vêtir, elles esquissent la figure d’un quartier populaire de notre époque, une fois mises ensembles. Enfin, Olivia a joué de l’étymologie du nom du quartier, Mirail venant de «Mirabilia», mot latin qui veut dire merveilleux, admirable, une sorte d’hommage à ces «madones» du quotidien.

 

Tout ça pour dire que c'est avec une grande émotion que je suis retournée au Château d'Eau où je n'avais pas mis les pieds depuis des mois et des mois (Des espoirs indicibles, jeunes photographes russes au Château d'Eau , la dernière fois!). Y'à pas à dire : Toulouse quand il fait beau, c'est la meilleure ville du monde (foi de paloise).

Publié dans Expos

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