Le Réveillon d'octobre, de Jean-Claude Thalier

Publié le par La fée Paradis

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Quatrième de couverture

 

Ce devaient être de joyeuses agapes, une réunion entre vieux amis qui se connaissent depuis plus de trente ans. Pourtant, les retrouvailles annuelles se transforment en cauchemar. Pourquoi Maître Bernard Balestens est-il mort ? Et surtout, pourquoi maintenant, alors qu'il était si près du sommet de sa carrière politique ? Qui est responsable ? N'y a-t-il qu'un seul coupable ou sont-ils tous solidairement condamnables ? Toutes les vérités ne sont sans doute pas bonnes à dire. Mais qui peut se regarder dans la glace sans rougir? Au poker menteur, on risque fort d'y laisser des plumes...

 

 

Que dire de plus ?

 

 

Dans ce roman psychologique complexe, l'auteur dresse un portait très pessimiste de l'espèce humaine : appât du gain, mesquinerie, envie, besoin de reconnaissance, fourberie, veulerie, coups bas, règne des apparances. Chacun cherche à tirer son épingle du jeu au détriment des autres, en activant son ressort le plus noble : le chantage. Chaque faiblesse et chaque écart politiquement incorrect sera identifié et utilisé, et comme (presque) tout le monde a quelquechose à cacher, l'équilibre des forces est respecté... Avec des amis comme ça, pas besoin d'énnemis ? On a les amis qu'on mérite ?

 

L'intrigue et les personnages sont complexes, et le style roboratif. Après des débuts un peu compliqués (beaucoup de personnages en interaction à identifier), le lecteur rentre vite dans le huis clos dramatique et les nombreuses intrigues sont progressivement dévoilées. On sait dès le début qui est mort. On apprendra pourquoi au fil de l'histoire.

 

Il ne sagit pas d'un thriller à suspense mais plutôt d'une description minutieuse, bien qu'un peu caricaturale, parfois, des rapports amicaux et familiaux dans un milieu nauséabond de bourgeois et de notables provinciaux, relations internes (jeux de pouvoir et de domination) et externes (conscience de classe et culte des apparences). C'est un thème indémodable (Balzac, Mauriac, Clouzot ...), toujours aussi passionnant et instructif.

 

Gare à ne pas devenir misanthrope tout de même.

 

C'est très récemment que j'ai découvert cet auteur palois (une sombre histoire de clés oubliées sur un coffre de voiture par une amie dans le quartier du Hédas à Pau) et j'ai beaucoup apprécié cette première lecture. Jean-Claude Thalier a également publié un reccueil de nouvelles, Néo, qu'il me tarde de découvrir.

Publié dans Livres

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