Latitude zéro : 40 000 km pour partir à la recherche du monde

Publié le par La fée Paradis


latitude zéro

Auteur : Mike Horn
Latitude zéro
Editeur : XO
Juin 2001

Quatrième de couverture :

« Le temps s'est ramassé sur lui-même. Il est devenu compact. Les dix-sept mois de Latitude 0 se sont peu à peu transformés, dans ma mémoire, en une sorte d'instant unique, d'une intensité époustouflante, pendant lequel j'ai vécu presque simultanément tout ce qu'il est possible de vivre. J'ai vu des enfants naître et des hommes mourir. J'ai longé des fleuves et escaladé des montagnes. J'ai connu la paix et j'ai vécu la guerre. J'ai éclaté de rire et j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps. J'ai éprouvé la joie, la déception, la tristesse, la peur de mourir, l'euphorie et le désespoir."



Mike Horn ne vit que pour réaliser ses rêves. Alors un jour de printemps, il a laissé sur un rivage sa femme et ses deux filles qu'il adore, pour faire le tour de la planète, seul, en suivant la ligne de l'équateur.

À pied, en pirogue, à la voile ou à vélo, à travers trois océans et deux continents, Mike Horn a cheminé sur ce fil invisible. Sans jamais s'en écarter de plus de quarante kilomètres.

Il raconte ici comment un homme seul parvient à se fondre dans la nature pour qu'elle le laisse passer - et parfois il n'y arrive pas. Dans la forêt vierge du Brésil, mordu par un serpent, il est resté quatre jours aveugle, à demi conscient, sans savoir si le venin était ou non mortel.

Mais le plus grand danger, c'est l'homme et ses guerres. En Afrique, des rebelles ont arrêté Mike Horn et l'ont condamné à mort. Il ne s'en est tiré que de justesse.

Pourquoi tout ça ? Parce qu'il voulait aller au bout de son rêve, plus loin dans la rencontre de la nature et des hommes. On découvre dans ce récit hors du commun un homme qui a peur, qui s'émerveille, qui a mal, mais qui avance, toujours.

 

Que dire de plus  ?


Un livre très intéressant ; vous voyagez dans votre canapé sans prendre de risque. Mike Horn, un brin taré pour faire ce type d’expédition. Fallait y penser quand même : traverser l’Atlantique sans n’avoir jamais navigué, être le premier être humain à franchir l’Amazonie, franchir deux autres Océans en pleins ouragans (Pacifique et Indien) et pour finir, traverser à vélo l’Afrique ravagée par les guerres civiles !

Et comme si cela n’était pas assez dure ; suivre l’équateur coute que coute.

 

Il image très bien son expérience en une seule phrase : Imaginez sortir de votre maison par la porte d’entrée et rentrer par la porte de derrière sans jamais vous être retourné.

 

Bref, un voyage qui demande des moyens psychologiques, physiques et financiers surdimensionnés. Après ca, je pense que l’on peut mourir tranquille…

Publié dans La chronique de Dudule

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Globule 13/01/2010 14:10



Ce mec est archi fou et on se demande bien pourquoi il fait tout ça??? Que cherche-t-il à prouver à lui-même et à l'humanité??? Que l'impossible est réalisable? Que nos petite vie n'ont pas
grande valeur??? Ou qu'elles n'ont de valeur que si on ose aller au bout des projets même si cela signifie la prise de risques démesurés??? Que les prouesses techniques, l'imagination, et un
entraînement de ouf malade permettent à l'Homme de dominer la nature (pas dans un sens négatif cette fois)??? Moi j'étais incapable de laisser le livre tout le temps de la lecture, comme quand
j'ai lu "premier de cordée", ou dernièrement "les enfants de l'hiver". Des épopées vraies, ou presque à dévorer comme des contes fantastiques !!! Il reste que ces histoires ne finissent
pas toujours en happy end...
Pour conclur, on n'est pas tous Mike Horn mais on peut imaginer qu'on a tous des ressources insoupçonnées pour aller au bout de nos petits projets si modestes soient-ils!



La fée Paradis 13/01/2010 14:28



Je n'ai pas lu le livre, mais apparament cette aventure lui a aussi permis de faire des rencontres qu'il n'aurait pas eu l'occasion de faire autrement, et d'écrire un livre lui permettant de ne
pas se faire chier pendant 40 ans derrière un PC ... Et ça on devrait tous le faire !

Comme tu dis ça ne se termine pas toujours bien, c'est ce qu'on a pu voir dans Into the Wild ou les Chemins de Katmandou ou les différents bouquins de Frison-Roche. Mais ce sont les risques du métier et c'est ce grain de folie qui entretient le
rêve.

C'est pas autobiographique m'ai j'ai dévoré les 5 tomes du manga le Sommet des Dieux de Jirô Taniguchi qui raconte la folie des hommes face aux
plus hauts sommets de l'Himalaya (il y a aussi un passage dans les Alpes). Le principal fou de cette histoire est inspiré de Tsunéo Hasegawa, un alpiniste japonais.