En avant, route !, d'Alix de Saint-André

Publié le par La fée Paradis

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Depuis nos exploits de septembre dernier (Trois jours sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, de Saint-Chely-d'Aubrac à Golinhac ), vous connaissez mon envie d'atteindre un jour Santiago-de-Compostela, à pieds et sans me contenter des cent derniers kilomètres. Cette balade pourra se terminer à Finisterre où nous pourrons enfin brûler nos chaussures, si elles ont tenu le coup jusque là. Ma crédential attend au chaud dans mon portefeuille. Reste plus qu'à s'équiper (notre logistique a montré ses limites) et à trouver le temps (hélàs les congés ne sont pas illimités). Rome ne s'est pas faite en un jour.

 

Inutile donc de préciser que ce bouquin m'a passionnée. L'auteur retrace ses trois chemins de Saint-Jacques. Seule au départ à chaque fois. Au départ de Saint-Jean-Pied-de-Port (camino francès) sans aucun entrainement et sans aucune préparation la première fois ; au départ de La Corogne (camino inglès) pour  la seconde fois et enfin au départ de chez elle, près de Saumur, la troisième fois, en rejoignant le camino francès. Ce fut son vrai pélerinage, celui où, bien mieux préparée et gagnée par l'esprit du chemin, elle a atteint l'éveil.

 

Outre la performance physique, l'oubli de ce qui n'est pas essentiel physiquement et spirituellement, et l'intérêt paysager de la démarche, le chemin lui a permis de rencontrer une foule de personnages hauts en couleurs, de tous les âges et de toutes les nationalités, tous plus intéressants les uns que les autres pour peu qu'on soit un peu à l'écoute, tous guidés par des motivations différentes, unis par leur quête de longue haleine. Bien que marquant chaque pas du pélerin, la religion semble très secondaire. C'est la quête de soi qui est importante. Le tout est raconté de manière légère et précise, dans un style très agréable à lire.

 

Du coup, j'ai une folle envie de repartir, et pour plus de trois jours. Tous les chemins me tentent : poursuivre le chemin du Puy (GR65), emprunter le chemin d'Arles (qui passe par Toulouse et Pau) ou le chemin du Piémont pyrénéen peut-être plus bucolique, partir directement de Pau (mais ça doit être bizarre de passer sa première nuit au refuge d'Oloron-Sainte-Marie, juste à côté)rejoindre le camino francès ou le chemin côtier ... Il y a moyen d'y passer tous mes congés jusqu'à la retraite !  

 

Pour vous mettre aussi l'eau à la bouche et les fourmis dans les jambes : link (Site Internet de l'association de coopération interrégionale "Les Chemins de Saint-Jacques de Compostelle").

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