Brune/Blonde, une expo un peu creuse

Publié le par La fée Paradis

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C'était l'occasion de mettre un pied à la Cinémathèque française, pour en voir l'expo vedette et en visiter le musée.

 

Dans cette expositions, les extraits de films ou les images d'acteurs mythiques montrent l'importance des cheveux, de leur couleur et de leur coiffure, tant en termes de gestuelle que de signification et de sous-entendu.

 

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A travers la présentation du mythe, l'histoire et la géographie de la chevelure féminine (impérialisme de la blondeur et émancipations), la gestuelle (de la peinture au cinéma, le cabinet photographique), la présentation des grands scénarios et la chevelure, le cinéma est justement démystifié pour le spectateur naïf.

 

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Pourtant, je suis restée sur ma faim. L'abus d'effets d'images et de mise en scène cantone cette exposition dans un catalogue d'extraits de films cultes et ne va pas plus loin, ou du moins je ne l'ai pas perçu. Quelle problématique et quelles question posées ? Quelles réponses ? Je n'ai pas eu l'impression de sortir plus instruite que je ne suis entrée.


Pas de féminisme, pas de remise en cause de la dicature de l'apparance et de la société de consommation et d'exclusion que cela génère, pas de dénonciation du conformisme sous-jacent de la culture mainstream, pas la moindre réflexion sur rien. Pourtant, le thème, original, aurait permis d'aller très loin, comme c'est heureusement le cas de la plupart des films évoqués.

 

C'est comme un projet urbain présenté à grand renfort de 3D, de beaux dessins et de maîtres d'oeuvre vedettes à qui la maîtrise d'ouvrage aurait oublié de donner un sens politique. Dommage.


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Le musée de la Cinémathèque était plus intéressant : présentation d'objets retraçant l'histoire du cinéma et du lieu, indissociable de Langlois, son créateur, jusqu'au début des années 1970.

 

Publié dans Expos

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