Baaria

Publié le par La fée Paradis

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De Giusseppe Tornatore

Italie / 2010 / 2h40 / couleur / VOSTF

Avec Francesco Scianna, Raoul Bova, Margareth Made, ...



L'ABC a dit


A Bagharia, petite ville de la province de Palerme, la vie d’une famille sur trois générations.

Grande saga, Baaria a fait l’Ouverture du dernier festival de Venise. On retrouve les thèmes chers à l’auteur de Cinema Paradiso : la famille, la transmission, le cinéma, tout cela teinté d’une certaine nostalgie.

Tornatore s’appuie sur une équipe technique de qualité afin d’obtenir de belles images, un parfait sens du décor, une musique d’un grand lyrisme (Ennio Morricone). Si les seconds rôles sont tenus par des acteurs très célèbres (Michele Placido, Luigi Lo Cascio, Enrico Lo Verso), les protagonistes principaux sont des acteurs peu connus et cela apporte de la véracité à cette fresque.

 

 

Que dire de plus ?


 

Comme il pleuvait et que le Rio Loco dans la boue ça nous disait moyen samedi soir, on a été au ciné. Et, au retour d'Italie, le choix du film n'a pas été trop difficile.  

 

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C'est une super saga qui fait écho à notre voyage en Italie du Sud ( Voyage en Italie du Sud (4) : les côtes et les îles ) et à une lecture récente : Le Guépard .

 

 

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Comme je suis très émotive,j'ai pleuré comme une madeleine à pluieurs reprises, et si ça avait été un roman, je ne vous dit pas le déluge (car je suis sûre qu'un roman bien écrit serait encore plus bouleversant).

 

 

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Le scénario est finalement assez classique et un peu "de mon temps" ou "c'était mieux avant" ou encore "avant ils travaillaient dur mais il étaient heureux alors que maintenant ...". Mais ce n'est pas ça qui compte dans le film, c'est plutôt l'ambiance, les paysage, la générosité des personnages, leurs mimiques et leurs engueulades. On suit aussi l'évolution politique du pays et l'évolution paysagère et urbanistique d'une ville de 1920 au début des années 1980, et ça moi ça me passionne !

 

 

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La musique d'Ennio Morricone accompagne très bien cette fresque en renforçant son aspect emotionnel, et même si c'est mélo et un poil too much, on ne voit pas le temps passer. Et pour les fans, il y a une belle apparition de Monica Belluci en prime.

 

 

 

Ma note : 3,75 /5


Publié dans Ciné

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Vance 23/06/2010 15:46



C'est parfait tout cela. Je vais voir si je trouve un peu de temps. Merci pour la note !



La fée Paradis 23/06/2010 15:55



Il a une très mauvaise critique dans Télérama cette semaine (la frimousse tire vraiment la gueule) :


Un demi-siècle d'histoire italienne survolée en deux heures quarante, via la saga d'un fils de berger, élu communiste dans la cité sicilienne de Bagheria. A travers cette superproduction
clinquante, et épuisante, Giuseppe Tornatore a tenté de fusionner Nous nous sommes tant aimés (pour la fresque politique), Salvatore Giuliano (pour la description
semi-documentaire de la Sicile) et Amarcord (pour la nostalgie et l'onirisme). Mais il n'est pas Scola, ni Rosi, encore moins Fellini. Avec son over­dose de chromos et sa vision
superficielle de l'action poli­tique, Baarìa est surtout en phase avec la « culture » chère à Silvio Berlusconi. Qui, sans surprise, a qualifié cette croûte de « chef-d'oeuvre
»... Samuel Douhaire


Comme je l'ai dit c'est un peu too much mais c'est le risque du genre. Et je ne pense pas que le réalisateur n'ait eu l'ambition de faire un film politique, sinon il s'y serait pris à Rome ou à
Naples ... Je ne pense pas qu'il mérite une telle sévérité, même si, contrairement à Berlusconi, je ne dis pas que c'est un chef d'oeuvre.


Essaye d'aller le voir et tu me diras ce que tu en penses.