Alice, de Jan Svankmajer (1988)

Publié le par La fée Paradis

 

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Nouvelle bobine du jeudi au Méliès à laquelle je peux assister, ou plutôt pour laquelle je me bouge les fesse ( Le Goût du riz au thé vert, de Yasujiro Ozu  et depuis une fois c'était le froid polaire et une fois l'épuisement).

 

Une présentation de quelques minutes (je reprends le synopsis du Méliès , ce sera plus fidèle) :

 "Premier long métrage de l'artiste multiforme tchèque Jan Švankmajer, Alice est une vision étrange du livre de Lewis Carroll, entremêlant objets surréalistes, visions fantastiques et histoires à tiroirs...

Alors qu'il se concentrait sur la réalisation de petits films surréalistes, le réalisateur s'était déjà penché sur plusieurs livres de Lewis Carroll à partir desquels il avait réalisé quelques courts-métrages. Il refusait de se plier à la propagande et se voyait donc obligé, s'il voulait voir ses films distribués, de se tourner vers les œuvres enfantines.

 

Ce qui ne l'a pas empêché de prendre de grandes libertés vis-à-vis de l’œuvre originelle. Il explique qu'il voulait corriger ce qu'il considérait être une erreur d'interprétation de l’œuvre originelle. Le film est donc un mélange entre vraie performance et animations. Etrange et anti-Disney au possible." 

 

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Je co nfirme qu'il s'agit bien d'un film étrange, anticonformiste, ni mignon, ni coloré, ni enfantin. Le lapin est un modèle de laboratoire empaillé qui perd ses organes (de la sciure), les autres animaux sont des squelettes, les décors sont moches et terriblement vieillots, la robe d'Alice est sale, elle est parfois méchante et tous sont violents (bagarres, jets de pierres, blessures à l'arme blanche, coupes de tête en direct). Rien à voir avec les images d'épinal du dessin animé qui nous trottent dans la tête.


 

 


 

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C'est une approche rare et rock'n roll d'Alice qui n'est plus au pays des merveilles, mais plutôt confrontée à la métaphore de l'existernce dans un régime autoritaire (indifférence, violence physique et verbale, arbitaire, maladie, lutte de territoire, ...). Une vision ultra-réaliste de la vie liée à l'objectif contestataire du réalisateur.  

 

 

 

 


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