Non ma fille, tu n'iras pas danser

Publié le par La fée Paradis



Réalisé par Christophe Honoré
Avec Chiara Mastroiani, Marina Foïs, Marie-Christine Barrault, ...
Sortie en septembre 2009








Le Méliès a dit

Après ses trois derniers films très parisiens, (Dans Paris, Les Chansons d'Amour, La Belle Personne) Christophe Honoré, toujours très en forme, revient avec ce beau et engageant portrait de femmes et nous conduit en Bretagne auprès de deux sœurs.

Léna et Frédérique se retrouvent à la campagne dans la maison familiale. Depuis qu'elle s'est séparée de son mari Nigel, Léna tente de gérer sa vie non sans difficulté, avec ses deux enfants car en dehors de son quotidien, elle doit sans cesse contourner les nombreux obstacles dressés par sa famille qui pourtant ne veut que son bonheur. Incapable de s’intégrer dans cette famille envahissante, épuisante et étouffante, elle est perpétuellement sur la défensive et toujours à la limite du débordement.

Les influences de ce nouveau film sont multiples. Il y a un peu de François Truffaut, bien sûr mais de Louis Malle aussi. Joliment parcourue par une douce mélancolie et un brin de folie, cette chronique qui en dit long sur la famille, son mécanisme social, ses dysfonctionnements et sur les rapports humains imposés mérite le détour et toute notre attention.

Belle et énorme mention spéciale pour Chiara Mastroiani désespérément fragile mais terriblement attachante.



Que dire de plus ?



Reprise du Méliès après quelques semaines d'absence pour raison de congés annuels, et c'était pas mal du tout ce film !

Chiara Mastroiani est décidément abonnée aux rôles de trentenaire divorcée paumée aux prises avec ses enfants et ses parents et adoptant un chat  (voire
Un chat un chat).  Il faut dire qu'elle joue ce type de personnage à merveille. Mais Un Chat un chat était cependant plus léger et poétique. Non ma fille est assez implacable sur les relations humaines et il semble acquis que nous nous étouffons les uns les autres.

De Chrispophe Honoré je n'ai vu que Les chansons d'amours qui montrait lui aussi les incertitudes des personnages face aux autres et surtout à eux-même. Ils ont tout pour être heureux mais ont du mal à trouver leur place. Et tout le monde est déjà passé par là.

A voir que si on est en période d'équilibre à peu près stable donc pour ne pas être encouragé à broyer du noir !

Publié dans Ciné

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Coach 16/09/2009 17:51

Oupss les fautes!!!!

La fée Paradis 16/09/2009 17:52



Pas grave, c'est pas la dictée du brevet ce blog ! Je suis souvent horrifiée quand je me relis ...



Lui 16/09/2009 17:47


Ouais, bon d'accord... voila mon ressenti:Il est vrai que Chiara Mastroiani joue un rôle difficile et complexe. Félicitation et grand bravo pour sa prestation !!
 
Vu des mecs ; nous savons tous que les femmes sont difficiles à comprendre et c’est pour cela que nous les aimons d’ailleurs…
Ici, Lena (voir même Frédérique) est une femme aimée mais non comprise par sa famille où tout sujet n’est que conflit. Notamment sur sa relation avec Nigel et son avenir.
 
Le titre « Non, ma fille tu n’iras pas danser » va à la perfection ; l’ordre parental d’une mère protectrice voulant le bien de sa fille. Et puis une fille allant contre cette décision pour avoir le sentiment d’être aimée peut être…
Vous l’avez bien compris, Lena est une femme encore enfant dans sa tête, toujours à fleur de peau, où tout son entourage (même ces enfants) est là pour la protéger et l’aimer. Reste à elle de saisir la main que l’on lui tend.
 
Bon film à voir si l'on n'a rien sur le coeur. Sinon prendre un ciné sans étage.. 
Les femmes pleurent, les hommes les réconfortent…

La fée Paradis 16/09/2009 17:51



Voilà l'avis DU spectateur ! Effectivement je pense qu'il faut être serein pour aller voir ce film. Durant mon déménagement ça m'aurait complètement destabilisé !
Pour info, toutes les filles sont des Léna à certains moments de leur vie et dans certains contextes !



pascale 16/09/2009 09:50

Reprise du cinéma pour moi aussi: j'avais un peu peur de ne pas tenir la distance mais on se laisse porter par les personnages féminins auxquels on peut facilement toutes s'identifier: du rire aux larmes, de certitudes en désillusions... C'est grave mais traité sur le ton de la légèreté. mention spéciale pour le passage un peu loufoque sur le conte breton duquel le titre est tiré. 

La fée Paradis 16/09/2009 09:58



Ah oui ! J'avais oublié ce conte dont la morale est simple : le mieux est l'ennemi du bien ! Un film de nanas en fait ! Attendons l'avis masculin du coach ...