Et dire qu'on est encore en hiver ...

Publié le par La fée Paradis

La saison des apéros en terrasse au 62 a officiellement débutée hier soir . Pas trop tard l'apéro car ça caille quand même à partir de 20h  lorsque la nuit est tombée  !

Belle journée chaude et ensoleillée pour cette grève. J'ai fait la flemme :! je n'ai pas été à la manif, mais j'avais de bonnes excuses. J'ai amené la saxo au garage pour qu'elle change ses pneus arrières et qu'elle retrouve une nouvelle jeunesse avec une vidange. Comme je n'avais plus de voiture, j'en ai profité pour amener mon vélo chez Peugeot à coté pour lui regonfler les pneus, baisser la selle et changer les poignées. Je suis désormais au top de la mobilité !

Mais c'est en Dudul's mobile que nous rejoindrons Bordeaux ce soir pour un diner à la Casa Pino, haut lieu de ma vie étudiante, dans le quartier Saint-Michel. Ensuite, Pépé et moi regagneront nos quartiers d'été à Arcachon pour un samedi ensoleillé et je l'espère reposant bien mérité !

La fée Dessouz organise aussi une soirée chez elle à coté de Bordeaux. Nous seront de la partie !

En attendant voici un compte-rendu de la manif à laquelle je n'ai pas assisté hier :


Le journal Sud-Ouest a dit (et vu les accointances de ce journal avec la droite au pouvoir à Bordeaux, on ne peut guere l'accuser d'exagérer les faits ! ) :

Une mobilisation intacte

L'ampleur du cortège des manifestants, hier, était du même ordre que le 29 janvier. Légèrement supérieure même, selon les syndicats


" Légèrement plus - 30 000 à 32 000 - que le 29 janvier dernier, selon l'ensemble des syndicats qui appelaient au rassemblement à Pau, hier ; légèrement moins - 14 000 - selon les différents services de police. Pour des raisons de méthode, la réalité est.... manifestement plus proche de ce dernier chiffre. Mais qu'importe : à sept semaines d'intervalle, la mobilisation, pour cette nouvelle journée d'action contre la politique gouvernementale est demeurée à un très haut niveau.

Cette fois le parcours, qui empruntait l'intégralité du boulevard d'Alsace-Lorraine, avait été rallongé. En sorte que ne s'est pas reproduit l'embouteillage du 29 janvier, où les premiers arrivés, place de Verdun, avaient vu se mettre en marche les derniers partis...

Chorégraphie «Celanese»

Le cortège s'est étiré hier sur plus de 3 km, sous un ciel resplendissant. En queue, une vache... Apolya, venue du Vic-Bilh avec quelques éleveurs de la toute jeune Association des producteurs laitiers (APLI) 64 : « On est nés du conflit du prix du lait, de façon transversale aux syndicats, explique Guy Pébayle, de Crouseilles. On perçoit actuellement en dessous de notre prix de revient : 290 ?; ceux d'entre nous qui ont de gros investissements ne tiendront pas longtemps ».

Avenue de la Résistance, devant le parc Lawrence, les militants du Nouveau Parti Anticapitaliste se sont placés sur le passage de la manif. Tracts, banderole noire : « La bourgeoisie au RMI, le patronat au RSA ». Ça rime...

Derrière la bannière de l'Union locale CGT de Mourenx, voici les Celanese (Pardies), guidés au sifflet pour une « chorégraphie » consistant à marquer le pas sur place, puis à s'élancer au pas de charge sur quelques foulées en donnant de la voix. « Celanese sauvé : 2 000 emplois préservés », proclament les casaques fluo.

Suivent, moins démonstratifs, les Yara identifiés par leurs stickers dans le dos ; le sort d'une partie d'entre eux est intimement lié à l'avenir de l'usine d'acétylène de Pardies.


En rangs serrés.

11 h 35. Une heure après le départ, à hauteur de la clinique Marzet, la sono du camion de l'UNSA (Union nationale des syndicats autonomes) coupe la chanson du « Drapeau rouge » - « Ses longs plus au combat préparés, osez, osez le défier... » -, pour annoncer que les derniers ne se sont pas encore mis en branle.

En remontant le lent cortège qui avance en rangs serrés sur toute la largeur du boulevard d'Alsace-Lorraine, viennent bientôt les chasubles rouges de Force Ouvrière. Avec pas mal de Messier Dowty (Bidos). « Je n'entends plus rien », se plaint l'animateur du carré FO. Qui fait reprendre le slogan : « Pouvoir d'achat, emploi, Sarko plus de bla-bla».

« Motivés, motivés... » : les drapeaux orange de la CFDT s'agitent aux rythmes de la chanson de Zebda.

Se rapprochant de la tête du défilé, on rejoint 2 à 300 étudiants et enseignants de l'Université de Pau et des Pays de l'Adour. « Découvrez l'UPPA façon bolognaise », lit-on sur une pancarte. Dont la porteuse explique que c'est de Bologne qu'est parti, en Europe, le mouvement tendant à la « privatisation des universités ».

Devant la préfecture, les Celanese marquent une pause et allument quelques pétards, sous le regard de quelques policiers restés en deça des grilles. Là, trois syndicalistes enseignants viennent de brûler symboliquement quelques bouts de carton, renvoyant aux rudes incidents de mardi soir entre étudiants et policiers.

L'imagination au micro : un meneur de l'UNSA proclame que si tous les travailleurs réunis ce jour à Pau se donnaient la main, ils formeraient une chaîne de Bayonne à Pau... Le calcul fait mentalement, la chose apparaît impossible. Même en ayant les bras longs. Alors disons plutôt de Pau à Artix selon la police, et jusqu'à Orthez selon les organisateurs...


La grève en chiffres

En ce qui concerne la grève, elle a été assez largement observée dans l'éducation nationale.

L'inspection académique indiquait hier soir que 42,2O % des enseignants du premier degré l'ont suivie dans le département, hier (37 % dans l'ensemble de l'académie de Bordeaux) ; 36,45 % des enseignants des collèges (36,05 %) ; 22,95 % des lycées d'enseignement général et technologique (22,71 %) ; 26,26 % des lycées professionnels (21,48 %). En outre 29,81 % des personnels ATOSS (agents techniques, ouvriers, etc.) ont cessé le travail (27,51 %).

Le taux de grévistes parmi les agents des impôts et du trésor des Pyrénées-Atlantiques s'est établi à 69 %, selon la CGT, confirmant aussi la mobilisation observée le 29 janvier. "

Sur ce, bon week-end à tous !

Publié dans A domicile

Commenter cet article

coach 24/03/2009 10:45

C'est malheureusement vrai!!La Celanese met à la porte 350 pers. mais au total 2000 personnes comme moi sommes touchés (pas encore coulés). Merci aux médiats d'en parler alors que la situation était connue depuis 3 mois. C'est plus intéressant d'en parler une fois que le bateau a sombré!!!

La fée Paradis 24/03/2009 10:51



Je l'ai entendu sur France Inter dans le journal de 7h30 ce matin ! Grosse couverture nationale de ce drame. A quand la grève de la faim des élus (cf. Jean Lassalle pour Toyal dans la Vallée
d'Aspe et le président du MODEM 31 il y a peu, en Haute-Garonne) ? Ou alors le coach en grève de la faim avec le risque de compromettre gravement sa saison ?



Fée Paradis 24/03/2009 10:33

Mauvaise nouvelle : la Celanèse c'est fini, la décision a été rendu hier ... Le bassin d'emploi va en prendre un coup puisque cette entreprise fonctionne en réseau avec d'autres, dont l'Amoniac Agricole où sévit le coach ...