Chop shop

Publié le par La fée Paradis

Le méliès a dit :

Le film tire son titre d'une expression argotique qui désigne ce trafic de voitures, volées, désossées, revendues en pièces détachées. Le lieu, c'est le Queens, un quartier de New York. C'est un paysage décomposé qui sert excellemment le décor et le cadre du film. Pour son deuxième film, l’auteur se tient au plus près de ses personnages, comme s'il les regardait droit dans les yeux tandis que ceux  d'Alejandro (le petit héros dynamique) furètent partout en quête de solutions et de réponses aux  multiples questions qui se posent à lui car les problèmes qu'il rencontre, le poussent sans cesse en avant. En fait il ne se pose pas de questions, faute de temps, il n'a que des réponses et des projets à courts termes. En poursuivant son but pas à pas et dans l'urgence d'un quotidien toujours recommencé, le film tient la cadence et de façon remarquable. En tout cas, bravo aux acteurs, bravo au réalisateur pour ce magnifique voyage au pays de l’espoir.

Que dire de plus ?

Au lieu de poursuivre mes préparatifs pour Buda, j'ai été au ciné hier soir ... Et j'ai bien fait,  le film était très réussi. Pas de larmes et de pathos malgré la dureté du thème : des enfants des rues à New York aujourd'hui, qui vivent au jour le jour et qui grandissent trop vite entre le vol et la prostitution, du coté obscur de la ville (une succession de casses automobiles dans une rue mal entretenue de la zone industrielle, entre un périf de 8 voies et une voie ferrée aérienne, quartier dit du "Triangle de Fer" au fin fond du Queens, "le coin le plus désespéré de la Grosse Pomme" selon le Maire himself) entourés d'adultes indifférents ou malveillants dont la situation n'est pas des plus enviables non plus.
Si on ressent parfois la rage ou la déception des personnages, ils restent des enfants qui ont envie de jouer et qui le font à chaque fois qu'ils le peuvent. Ils sont insouscients et ne théorisent pas leur galère. De petites joies en grands drames, une belle tranche de vie, qui fait réfléchir les spectateurs, car ce qui se passe dans ce film est quand même inadmissible ! L'acteur principal, 12 ans, a passé 6 mois en immersion totale dans le quartier pour préparer son rôle, comme quoi il y a du vrai dans les faits relatés!

C'est certainement le dernier film que je commenterai avant la fin de la semaine prochaine. Je n'ai même pas eu le temps d'aller voir Ché 2 qui ne passera plus au Méliès lorsque je rentrerai de Budapest. J'espère qu'il sera encore à Toulouse dans les semaines qui viennent.

Publié dans Ciné

Commenter cet article