Le bal des actrices

Publié le par La fée Paradis

Télérama a dit :

Il y a trois ans, Maïwenn "tout court" (elle préfère sans son patronymr, Le Besco) nous avait bluffés avec son premier long métrage, Pardonnez moi, une autofiction à fleur de peau, drôle et cruelle, son Festen à elle.

Beaucoup plus glamour avec son casting prestigieux et son affiche féinissime, Le Bal des actrices est une autre forme de défi. Une fiction totale déguisée en documentaire, où, toujours armée de sa petite caméra DV, la jeune cinéaste colle aux basqes de Karine Viard, Mélanie Doutey, Marina Foïs, Julie Depardieu, Charlotte Rampling, Jeanne Balibar, Romane Bohringer ou encore Muriel Robin. Chacune interprète son propre rôle tout en se moquant - en se "jouant" - d'elle-même. En fait, c'est à un bal masqué plein d'humour et de chansons composées par la fine fleur de la nouvelle chanson française (Benjamin Biolay, Anaïs...), que Maïwenn nous convie. Une farandole où se déplace les étiquettes faisant endosser à l'une celle de l'autre, décalant juste ce qu'il faut les images des comédiennes.
Karin Viard s'amuse comme une folle à jouer l'actrice qui trouve la France trop petite pour elle et ambitionne une carrière aux Etats-Unis, quitte à sacrifier son rôle de mère. Pourtant, c'est dans la cour d'une ferme et dirigée par un Bertrand Blier réputé misogyne que cette coquine de Maïwenn filme Karin, affolée pa une vache plus capricieuse qu'elle! Mélanie Doutey devient une jeune star bankable déjà lasse de son statut et qui fuit se ressourcer en Inde.
Mais revenue de son ecapade humanitaire, elle ne supporte pas d'avoir loupé le "rôle de sa vie", confié en son absence à une émouvante Romane Bohringer qui, elle, se croyait finie. L'une joue, l'autre pas ....
Au gré de la comédie pointent ainsi de vrais moment de vérité, particulièrement touchants : Julie Depardieu confiant que la cantité de fleurs dans ses cheveux augmenteau gré de sa déprime, Marina Foïs humiliée par une directrice de casting qui ne connait d'elle que Les Robins des Bois, ou Estelle Lefébure soudain meilleure actrice que les autres quand elle pleure derrière ses lunettes noires....
Et Maïwenn dans tout ça ? Omniprésente, filmeuse filmée, s'inventant un amour avec un Joeystarr confondant de naturel et de drôlerie, elle est au centre de ce kaléidoscope cocasse sur ces femmes qui ont - plus que les autres? - besoin d'être aimées. Summum de la mise en abyme, elle conclut son film par une projection privée où ses actrices, furibardes, prétendent qu'on ne voit qu'elle, Maïwenne, à l'écran ! Par cette pirouette finale, la petite maligne pare d'avance aux éventuelles critiques sur son narcissisme. Pardonnez-moi, demande-t-elle une deuxième fois. Pour savoir si bien mener ce bal, elle est toute pardonnée. Guillemette Odicino.


Que dire de plus?

Il faisait super froid dans cette vieille salle du CGR Saint-Louis (seul cinéma de centre-ville à Pau oùje vais voir des films français quand il n'y a rien au Méliès, le Saint-Louis et le Méga CGR ne font pas de VOSTF !!!!), j'ai eu du al à accrocher. Ce film m'a d'abord semblé bavard et égocentrique, voire même parfois ennuyeux.
En y réfléchissant ensuite et en relisant la critique de Télérama du 31 janvier au 6 février (frimousse qui sourit la bouche fermée = film bien, juste avant le bravo quoi), j'ai quand même souri à plusieurs reprises et si le froid ne m'avait pas anesthésiée, j'aurai sans doute rigolé. Il y a aussi des moments assez critiques sur le microcosme parisiano-franco-français où évoluent nos acteurs nationaux. Les personnages de Yvan Attal et de François Briançon, le producteur de Maïwenn son révélateurs, de même que le mépris avec lequel la pauvre Estelle est évoquée avant son apparition.
A un moment du film, Maïwenn évoque le couple "Guillaume Canet - Audrey Tautou" comme le type de cinéma qu'elle ne veut pas faire ... Mais au vu des actrices qu'elle met en scène et des films que j'ai vu récement, il faut qu'elle prenne garde si elle ne veut pas ppartenir à une sorte de nouvelle avant-garde déjà grand public! Il y a moins de deux mois j'ai vu Marina Foïs et Jeanne Balibar
dans le plaisir de chanter, la directrice casting n'est autre que le médecin de comme une étoile dans la nuit , et les faux rebels que sont Yvan Attal, Charlotte Gainsbourg ou Romane Boringher pourraient bien remplacer les désormais trop célèbres et trop "populisés" Canet et Tautou.

Décidément je ne parvient pas à être aussi bon public avec les films fraçais que les films étrangers .... Le cinéma français me semble trop prétntieux et auto centré sur lui-même !

Publié dans Ciné

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Commenter cet article

virginie 25/11/2009 11:10


Avis très partagé sur ce film qui m'a laissé sur ma faim...en effet le jeu de la fiction-documentaire est très bien rendu, en revanche c'est un peu trop "cliché". On y
retrouve le modèle d'un conte Walt Disney, avec les figurines des 7 nains, où la femme heureuse, la grincheuse, la gourmande, la prof...Certes tous les profils sont balayés mais finalement
avons-nous appris quelque chose de transcendant dans cette narration écrite sur mesure pour donner la part belle aux actrices? si l'affiche peut laisser penser qu'elles seront dévoilées en partie
dans ce burlesque scynique, tout est filmé pour donner une autre perception de ces comédiennes: "pardonnez-les d'être versatiles, elles exercent le métier le plus difficile du monde". Critique une
peu exacerbée, j'avoue, mais l'ennuie m'a rongé face à des personnes en crise avec leur existence, finalement une crise d'adulescence...


La fée Paradis 25/11/2009 12:27



Oui voilà, ce film ne sert à rien et surtout on s'ennuie !



tinalakiller 18/11/2009 14:44


ce film ne me tente pas...


La fée Paradis 18/11/2009 15:23



Tu as bien raison, abstiens toi de perdre ton temps en allant le voir !



Fée Paradis 30/01/2009 19:25

Kapich anticorps du petit poucet !!!

Anticorps 30/01/2009 19:13

je fais partie des Anticorps du Petit Poucet, et le protège des spams, pin's et autres badges du net! Kapish?

La fée Paradis 30/01/2009 18:45

Erratum ! Dans cet article je parle de François Briançon, c'étit pour voir si vous suiviez ... Il ne s'agit pas de l'adjoint aux sports de la mairie de Toulouse mais bien de l'acteur Nicolas Briançon ! Toutes mes excuses !